Notre Prophète, aujourd’hui plus qu’hier, entre les éloges et l’hérésie de l’Occident !!!
Chers amis,
A l’heure où tout le monde se mobilise, se porte volontaire, corps et âme, pour lutter contre le fléau social des plus ravageants qu’est le terrorisme, l’on apprend qu’il existe encore de nos jours, ceux qui trouvent leur bonheur dans l’injure et le blasphème du sacré, mettant à bas le respect d’autrui, la dignité humaine, et s’engouffrant, probablement sans le savoir, dans une sauvagerie sans précédent, et dont les conséquences ne sauraient leur garantir une vie de quiétude.
Il s’agit en effet du douloureux sacrilège proféré d’abord par le Danemark, puis nourri par la majorité des pays de l’Union européenne, à l’encontre de la noble personne du Prophète de l’humanité entière, Mohammed Salut Divin Sur Lui, sans qu’ils aient une raison valable de commettre cette nouvelle forme de terrorisme, sans qu’ils aient appris malheureusement, les leçons du nazisme, ni celles d’être colonisé farouchement ou de coloniser un peuple innocent ; car parmi ces pays en cause, figurent ceux qui furent jadis colonisateurs, puis colonisés, en l’occurrence le Danemark, l’Allemagne, l’Italie etc.
D’autre part, il est fort décevant de voir un pays aussi développé que le Danemark, s’abaisser au rang de blasphémer le Maître du sacré, alors :
- qu’une loi danoise interdit formellement de telles attitudes discriminatoires,
- que le luthéranisme, y est devenu depuis des siècles (1536) une confession du peuple, chantant les valeurs morales par les quatre vingt quinze thèses édifiées par le Saint Martin Luther, en guise de révolte contre les abus de l’Eglise, à l’effet de contrecarrer la vente des indulgences de jadis, sans omettre, bien entendu, ses trois écrits, par lesquels ce sage moine affirmait la primauté de la foi sur les sacrements et l’autorité de l’Ecriture sur les dogmes,
- que le parti de l’Etat, le Social Démocrate Allemand ou (P.D) qui fût d’origine marxiste, a abandonné depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, toute référence à ce dogme matérialiste et nihiliste, aux yeux duquel, la religion n’est autre que l’opium des peuples,
- que plus d’une cinquantaine de Danois, se sont convertis à l’Islam durant les trois années écoulées (2OO3 à 2OO5), comme l’a signalé avec ferveur, le Docteur en Sciences Islamiques et Muphti de la Grande Mosquée d’Al Azhar (Caire), le Professeur Djum’a, dans une des tables rondes télévisées.
- qu’à l’instar des autres pays scandinaves, maintenant appartenant à l’Union européenne, le Danemark a toujours pris la défense des causes justes et nobles, en l’occurrence le droit des Palestiniens à disposer d’eux-mêmes et édifier ainsi un Etat souverain et indépendant.
Par conséquent, un pays de telle envergure, religieuse, politique et culturelle ne saurait admettre de voir les libertés individuelles et surtout celles du culte, transgressées gratuitement, par quelques faibles d’esprits, encore moins de permettre au sein de son territoire ce sacrilège suscité.
Cependant, il n’est guère inutile, chers amis, de saisir cette noble occasion pour apporter, avec votre collaboration indéniable, quelques éclaircissements inhérents à la mission sacrée de notre Vénéré Prophète, pour aboutir aux divers témoignages, souvent prodigieux de quelques personnalités européennes marquantes, de classes sociales et intellectuelles différentes, à l’effet de convier ces fauteurs de troubles, à être les vecteurs de paix et de justice et de bien être entre les hommes, et de contribuer, tous ensemble, main dans la main, sans discrimination aucune, dans l’édification de l’homme nouveau, oui, cet homme vicaire de Dieu sur Terre, en harmonie avec son Créateur, son univers, ses semblables et soi-même, comme le conçoit le Saint Coran dans les Versets 56 à 58 de la Sourate dite « Ad-Dhāriyāt » : « Je n’ai créé les Djinns et les Humains que pour M’adorer. Je ne leur demande point subsistance encore moins de me nourrir. En vérité, c’est Allah qui Est le Grand Pourvoyeur, le Détenteur de la Force, l’Inébranlable. »
En effet, durant la période préislamique, les hommes pratiquaient l’idolâtrie et le polythéisme. Ils étaient des fraudeurs, des criminels, des alcooliques etc. Ils n’avaient pas d’autres choix. Perplexes, ils cherchaient une issue à cette vie malsaine et dégradante, ils aspiraient à un changement radical qui leur permettrait de mener une vie différente, une vie qui les guiderait sur la bonne voie.
Un jour, l’un d’eux dit : « Ô peuple, par Allah, sachez que nous avons commis beaucoup de péchés. Nous tournons sur nous-mêmes, dans un cercle vicieux, nous n’écoutons plus personne, nous ne voyons plus rien, nous ne sommes devenus d’aucune utilité. Ô peuple, cherchons le droit chemin pour sauver nos âmes, réclamons une religion véridique. N’agissons plus en hommes malhonnêtes. Retournons à la raison. ».
Ce discours se propagea parmi les populations qui prêtèrent une oreille attentive à ce qui se disait. En effet, ces hommes voulaient se frayer un chemin qui les éloignerait de la nuit des mensonges pour les amener à la lumière de la Vérité. Comment s’en sortiraient-ils s’ils n’avaient ni guide ni Prophète ?
Ainsi, les uns quittaient le pays et se dirigeaient loin, très loin, d’un pays à l’autre, à la recherche d’un culte différent, véridique, reconnaissant la Religion du Patriarche Abraham, Salut Divin Sur Lui.
Waraqa ben Nufayl, (cousin de la noble épouse du Prophète : Khadîdja, et érudit en sciences théologiques chrétiennes) faisait partie de ces hommes. Il aspirait ardemment à l’arrivée d’un Prophète, il souhaitait tant, la venue d’un sauveur. Il se disait avec désespoir : « Jusqu’à quand devrions-nous attendre ? »
Un autre compagnon de lutte, Zayd ben ‘Umar ben Nufayl quitta lui aussi, la Mecque, à la recherche d’un endroit où il connaîtrait la Religion d’Abraham. Sur son chemin, il interrogea les prêtres et les moines. Il atteignit Damas, où il rencontra un moine pieux. Il le questionna sur la Religion d’Abraham. Celui-ci lui répondit : « Tu cherches une Religion qui n’existe plus de nos jours. Or, sa venue n’est plus lointaine. Rentre chez toi. Un Prophète, de chez vous, vous l’annoncera. Suis Le, Il est le Messager de Dieu. ». Malheureusement, ce compagnon fût assassiné avant d’atteindre la Mecque, et il n’eut pas la joie d’annoncer cette merveilleuse nouvelle à son peuple.
A noter avec précision, que toutes les Ecritures saintes, depuis le Prophète Adam, à savoir les Ecritures révélées à Abraham, à Moïse, à David et à Jésus, annoncèrent la venue de ce Messager de Dieu en tant que Sceau de tous les Prophètes, dont la mission est permanente, immuable et universelle, et en indiquèrent les différents portraits et autres caractéristiques de taille. Ces Ecritures incitèrent cependant, leurs fidèles à suivre ce Messager de Dieu Mohammed Salut Divin Sur Lui.
L’aube se leva enfin et les hommes étaient encore perturbés, perdus, ignorants, mécréant. Le Prophète Mohammed Salut Divin Sur Lui eut quarante ans. Les visions dans Son rêve lui étaient fréquentes. Tout ce qu’Il voyait la nuit, le revivait le jour, comme si ces visions lumineuses étaient vouées à L’éclairer sur le monde céleste des esprits ! Notre Prophète, aimait la solitude et s’éloignait des gens pour mieux méditer sur les créatures des Cieux et de la Terre. Il s’isolait pour méditer sur l’existence, où aucun humain n’avait été à la mesure d’être favorisé de ce qui se dérobait aux esprits limités. Il prenait Ses provisions et s’installait sur le Mont Hirā, où il résidait un mois durant, distribuant Sa nourriture aux gens nécessiteux, ne se laissant que très peu pour calmer Sa faim. Il y invoquait incessamment le Seigneur, Maître des Mondes, le Créateur de l’Univers. Le mois achevé, notre Prophète retourna à la Mecque, mais avant de rejoindre Son domicile, il effectuait les sept tournées autour du Temple sacré.
A Son retour, Son épouse Khadîdja, que Dieu agrée son âme, l’accueillait avec joie et amour, prenait soin de Lui, l’entourait de son affection et de son respect. De Son côté, notre Prophète, lui transmettait tout ce qu’Il avait vécu de spiritualité au sein du Mont béni, afin de l’élever au plus haut rang.
Un couple aussi vertueux et respectueux : une épouse dévouée qui comble son mari d’amour, se consacré pour l’assister dans Sa mission. Et Lui, l’homme qui était très sincère dans Sa parole et fidèle à Ses promesses. Il fût ainsi baptisé par tous Ses citoyens de « Mohammed l’honnêtement intègre. »
Le Prophète, Salut Divin Sur Lui, sortit un jour de Sa maison, comme à l’accoutumée le premier du mois de Ramadan pour se rendre à Son lieu de culte : le Mont Hirā. Là, il s’isola cette fois ci dans une caverne pour méditer sur ce qui l’entoure et surtout implorer humblement le Seigneur. Le remerciant pour tous Ses dons et Sa Bonté envers Lui. Soudain, l’Ange Gabriel, lui y apparut, tenant à la main un voile en soie où il y eut une Ecriture. L’Ange l’invita à trois reprises à lire et au Prophète de répondre : « Je ne sais pas lire » et à chaque fois l’Ange le prit avec force et le lâcha, pour semble-t-il lui faire goutter aux délices de la Vérité et à la beauté de la Création et le pénétrer des Lumières divines. Après le départ de l’Ange Gabriel, le Prophète ému par cet événement aussi sublime que non connu, resta cloué sur place comme s’il fût absorbé par un sommeil profond.
Soudainement, le Prophète, se réveilla. Il regagna Son domicile où il trouva Son épouse forte inquiète à Son égard. Le voyant sain et sauf, elle fût envahie de bonheur. Il se mit tout près d’elle. Elle lui demanda de lui raconter ce qu’il lui était arrivé : « Où étais –Tu ? J’ai envoyé des gens à Ta recherche, ils sont arrivés jusqu’au Temple sacré de la Mecque, mais en vain. » Le Prophète, Salut Divin Sur Lui, lui répondit : « L’Ange Gabriel m’est apparu, un voile en soie à la main et me demanda de lire ce qui est écrit dessus. Je lui demandai : « Que lire ? » Il m’attira vers Lui avec force, à me faire trop mal, si mal à croire que la mort fût proche. Il m’ordonna de lire. Je lui renouvelai ma question : « Que lire ? » Cela se répéta encore une fois… »
… « Enfin Il dit : « Lis au nom de Ton Seigneur qui a créé. A créé l’homme d’une adhérence. Lis ! Ton Seigneur est le Très Noble, Qui a enseigné par la Plume, a enseigné à l’homme ce qu’il ignore. » (Sourate dite de « l’Adhérence » Versets 1 à 5). « Ensuite, il est parti après avoir terminé cette Lecture. Je me suis réveillé, sorti de la caverne, errant dans la montagne où j’ai entendu une Voix céleste qui me disait : « Ô Mohammed ! Tu es l’Envoyé de Dieu et Moi, je suis Gabriel. » J’ai levé les yeux vers le Ciel, mais je n’ai vu que l’ombre d’une créature humaine et gigantesque qui flâne dans le Ciel en me disant : « Ô Mohammed ! Tu es l’Envoyé de Dieu, et Moi, je suis Gabriel ». Je l’ai regardé longtemps, immobile ; je ne voulais pas éloigner mon regard de Lui, mais il disparut. »
Aussitôt, la noble Khadîdja, émue par cette scène prophétique, réconforta son mari en lui rappelant qu’il ne saurait être victime de tentatives sataniques, du fait de Ses qualités morales et Ses vertus exemplaires à l’égard de tout le monde et notamment vis-à-vis des besogneux et des nécessiteux et lui dit entre autres : « Prêche la Parole de Dieu, ô mon cousin, ne te décourage pas. J’espère que Tu seras le Prophète de cette Communauté, le Prophète tant attendu. » Ensuite, le Prophète s’allongea, elle le couvrit de ses vêtements comme si par ce geste, elle voulut le protéger de tout mal. Elle accompagna plus tard son époux, pour rendre visite à son cousin Waraqa et lui demander quelques éclaircissements à propos de cet évènement inattendu.
Waraqa, après avoir interrogé le Prophète sur les différentes phases de la scène vécue dans la caverne, s’écria : « Tu es l’Envoyé de Dieu ; néanmoins Tu seras pourchassé par Tes citoyens. Stupéfait par cette vérité émanant de la bouche d’un érudit, le Prophète lui demanda le pourquoi de leur persécution, d’autant plus qu’il ne fût guère l’objet d’un comportement douteux. A Waraqa de lui répondre avec assurance : « L’Ange qui Ta surpris dans Ta grotte est l’Ange Gabriel, celui qui fit descendre la Révélation divine à Moïse, et, sache que, quiconque vient trouver son peuple avec ce que Tu apporte de nouveau, est automatiquement rejeté par son entourage et pourchassé à jamais. Je souhaiterais cependant d’être à Tes côtés à ce moment là, pour Te venir en aide et Te protéger des Mécréants. » Mais Waraqa ne tarda pas à rendre son dernier soupir !
Selon presque toutes les sources arabes, le vieux Waraqa était Chrétien, sans qu’il soit possible de préciser son obédience. On le présente comme fort instruit des Ecritures. Il vit en Muhammad, le Prophète attendu depuis Jésus, en souvenir du passage de l’Evangile de Saint Jean sur le Paraclet (XVI, 7-10). Sa déclaration se situe dans l’atmosphère du moment. On parlait en effet un peut partout, en particulier dans les milieux judéo-chrétiens, de l’arrivée du Messie annoncé par les Ecritures et appelé à réformer le monde. Waraqa, voit ainsi en Muhammad, le Prophète annoncé.
Après trois années de diffusion secrète de l’Islam, le Prophète décida sur injonction divine, de prêcher publiquement la nouvelle doctrine à la suite de la Révélation des Versets suivants : « N’invoque donc guère une autre divinité avec Allah, sinon Tu seras du nombre des châtiés. Et avertis les gens qui Te sont les plus proches. » (Sourate dite « Les poètes » ou dite « Aš-Šu’arā » Versets 213 et 214.).
« Expose donc clairement ce qu’on T’a commandé et détourne-Toi des associateurs. Nous T’avons effectivement défendu vis-à-vis des railleurs. Ceux qui associent à Allah une autre divinité ; mais ils le sauront bientôt. » (Sourate dite « Al Hijr » Versets 94 à 96)
« Ô, Toi, (Muhammad) ! Le Revêtu d’un manteau ! Lève-Toi, et avertis. Et de Ton Seigneur, célèbre la Grandeur. Et Tes vêtements, purifie-les. Et éloigne-Toi de tout péché. Et ne donne point, dans le but de recevoir davantage. Et Tu devras endurer pour Ton Seigneur. » (Sourate dite « Le revêtu d’un manteau » ou dite « Al-Muddathir » Versets 1 à 7).
Le Prophète, Salut Divin, Sur Lui, obéit et proclama ouvertement, solennellement, l’Unicité du Seigneur, la condamnation du polythéisme et de l’idolâtrie : Seul le Seigneur Est Dieu ! Dieu exige qu’on n’adore et qu’on n’implore que Lui, Gloire à Lui Seul. Tout autre culte n’est qu’erreur, hérésie et superstition. Dieu, Seul Est Créateur, Vivant, Eternel, Subsistant, Omnipotent, Sage et Libre. Il guide qui Il veut et égare qui Il veut. L’Enfer attend les pervers et le Paradis, les vertueux, car il y a la vie d’ici-bas, illusoire et éphémère, et la vraie vie, la vie future.
Sa prédication amuse au début, puis irrite les Mecquois, lesquels trop attachés aux croyances païennes de leurs ancêtres, et réfractaires à toute idée de vie outre-tombe. Le Prophète donne à la Religion qu’Il prêche, le nom d’Islam, c’est-à-dire, une doctrine qui exige la soumission à Dieu, le total et confiant abandon en Sa Volonté, confirme la Révélation antérieure, faite à Ses prédécesseurs, notamment, le Patriarche Abraham, Moïse, Jésus et se propose de ramener le Judaïsme et le Christianisme à une conception plus stricte du monothéisme.
Ainsi, le Prophète Muhammad, Salut Divin Sur Lui, illettré, ne sachant ni lire ni écrire, l’Envoyé de Dieu aux êtres humains et aux djinns (créatures de feu), cette Bénédiction du Seigneur à tous les Mondes, cet Annonciateur et Avertisseur, ainsi Sceau de l’ensemble des Prophètes, paracheva par Son Message, durant vingt trois années, de prédication, de lutte et de sacrifice, tous les Messages célestes et Sa Religion conclut par conséquent, toutes les Religions précédentes.
Dans une description de Sa venue par rapport aux autres Prophètes, Il précise clairement, selon un de Ses compagnons Jabir Ibn ‘Abdullah, que Dieu agrée son âme : « Mon rapport aux Prophètes s’illustre par cet exemple : un homme qui construit une maison et l’achève à la perfection, à l’exception de l’emplacement d’une brique, laissé creux. Puis à chaque fois que quelqu’un y entre voir, il lui dit : « Qu’elle est belle sis ce n’était cet emplacement vide de la brique. » Je suis aux Prophètes ce qu’est cette brique est à l’ensemble de l’édifice. »
Sans Sa sainte Mission, beaucoup d’aspects et de rapports dans la vie, n’auraient pas été réglementés par la Loi divine. La loi n’aurait pas été complète. Grâce donc au Message que le Prophète, Salut Divin Sur Lui, avait communiqué et destiné à l’humanité entière, tout détail du vécu a été régi par les décrets divins, précis et bien définis. Depuis, et jusqu’à nos jours et jusqu’à la fin des temps, les gens restent et resteront partagés entre croyants fidèles et dénégateurs pervers.
En dépit des renégats, et depuis des siècles, des centaines de millions de femmes et d’hommes, de toute race, de toute condition, de tout âge et dans toutes les langues du monde, témoignent que Muhammad, est l’Envoyé de Dieu, qu’Il a transmis fidèlement, la Révélation qu’Il avait reçue de Son Seigneur, Maître des Mondes, le Miséricordieux, le Compatissant…
Il convient de souligner par ailleurs, qu’un Prophète d’une envergure aussi grande que celle de Muhammad, Salut Divin Sur Lui, qui apportait au monde une Religion éclairante, libérale, tolérante, universaliste, achevant et complétant les Religions révélées, ne pouvait laisser l’Europe d’hier et d’aujourd’hui dans l’indifférence. Les guerres, les polémiques devaient à elles seules, la forcer à porter des jugements de valeur sur le dogme et l’Apôtre de l’Islam. Jugements qui ont varié dans le temps et l’aire européens, avant et après son émancipation intellectuelle consécutive à la renaissance dont on peut noter les premières lueurs dès la fin du XIIIème siècle, après Jésus-Christ, grâce à l’influence que l’Islam exerça sur l’Espagne, l’Italie puis en France.
En outre, la Chrétienté, qui n’a, durant des siècles, hésité devant aucun moyen, même les plus déloyaux, pour dénoncer l’Islam, a donné de notre Prophète, une image déformée, à l’instar de leurs descendants de nos jours. L’hypercritique tendancieuse d’un orientalisme généralement hostile et de mauvaise foi, le colonialisme qui a partout trouvé dans l’Islam, une force invincible opposée irréductiblement à son impérialisme et à son esprit de domination, ont également dressé « une muraille de Chine » entre l’Islam et le Monde occidental, en calomniant l’homme qui en a été et demeure le vecteur et le pôle de rayonnement.
L’ennemi des Religions révélées, le diffamateur des Prophètes bibliques, le détracteur des Ecritures, l’intraitable et le moqueur Voltaire (m. en 1778), s’est attaqué avec hargne au Saint Coran et à Son Transmetteur. Dans sa tragédie « Mahomet » (1739), il présente le Prophète sous les traits d’un imposteur, intolérant et sanguinaire, il serait l’arrière grand-père du journaliste danois, utilisant le prétexte de liberté d’expression comme bouclier de défense.
Il est vrai que dans cette pièce diffamatoire, il visait surtout le christianisme. Il la dédia malicieusement au Pape, lequel, avec la même malice lui adressa ses bénédictions. Néanmoins, ses lectures, un examen plus sérieux de l’histoire de l’Islam et des traductions du Saint Coran, ses relations personnelles, le comportement plein de tolérance des Turcs à l’égard des Chrétiens finirent par le forcer à modifier son jugement et à revenir sur ses visions erronées. Il se ravisa donc, et en toute objectivité, il écrivit dans « Œuvres complètes » à propos du Prophète : « Il faut avouer qu’il retira presque toute l’Arabie de l’idolâtrie. Il enseigna l’Unité de Dieu ; il déclamait avec force, contre ceux qui Lui donnent des associés…Il était bien difficile qu’une Religion si simple et si sage, enseignée par un homme toujours victorieux, ne subjuguât pas une partie de la terre. »
Les inexactitudes de sa pièce qui fût représentée en 1742, le tourmentèrent : il en eût plus tard un peu honte, et en 1772, il revint sur la question : « Sa religion est sage, sévère, chaste, humaine : sage parce qu’il ne tombe pas dans la démence de donner à Dieu des associés et qu’elle n’a point de mystère ; sévère, parce qu’il défend les jeux de hasard, le vin et les liqueurs fortes, et qu’elle ordonne la prière cinq fois par jour !…Ajoutez à tous ces caractères, la tolérance. » Il n’en demeura pas moins accablé de remords, tracassé par ses injustes accusations contre notre Vénéré Prophète. Profitant d’une diatribe qu’il rédige contre Jésus, il écrit : « J’ai fait Mahomet beaucoup plus méchant qu’il n’était. »
Toutefois, son contemporain, Johann Wolfgang von Goethe (m. en 1832) tenait le Prophète de l’Islam en très haute estime ; et c’est sans doute sous son influence, que le Roi de Prusse Frédéric Wilhelm le Grand, ordonna la construction de la première grande mosquée d’Europe occidentale à Mannheim. Les dépenses y afférentes furent d’ailleurs débloquées sur sa propre liste civile.
Au siècle suivant, un autre adversaire, Ernest Renan (m. en 1892), spécialiste des Ecritures saintes, professeur à l’Institut catholique de Paris, rompt avec l’Eglise et devient libre penseur et s’attaque à tous les dogmes révélés. Il écrit cependant à propos de l’Islam : dans « Œuvres complètes » : « l’Islamisme est une Religion sérieuse, libérale, une Religion d’hommes, en un mot froide et raisonnable. » Il ajoute en un autre passage : « Je ne suis jamais entré dans une Mosquée sans une vive émotion ; le dirais-je ? Sans un certain regret de n’être pas musulman. »
D’autres auteurs du même XIXème siècle, devaient, avec moins de réserve systématique, rejeter les délations calomnieuses de l’Eglise chrétienne et tenir le Prophète de l’Islam pour un homme exceptionnel, Salut Divin Sur Lui. Le romantisme allemand, d’abord, puis le romantisme français, ses écrivains, Chateaubriand et Alfred de Vigny mis à part, à l’instar de Victor Hugo, à son retour d’Espagne et plus tard d’Algérie, ne manquèrent pas de créer un courant de sympathie en faveur de l’Islam et d’ouvrir la voie aux conversions. La thèse, soutenue avec une insigne mauvaise foi par le Clergé chrétien selon laquelle « Mahomet était un imposteur », « l’Apôtre de l’idolâtrie », et « sa religion celle de la polygamie et de l’esclavage », fût battue peu à peu en brèche, et l’Islam fût de moins en moins injurié.
Le célèbre Carlyle, historien et critique anglais (m. en 1881) écrit dans « le héros et le culte des héros » : « Mahomet était sincère. En faire un imposteur est une conception déshonorante…C’est un homme doué d’une personnalité originale, un Messager qui nous apporte des nouvelles de l’Inconnu, de l’Infini… ». De son côté, le célèbre poète Alphonse de Lamartine (m. en 1869) rend dans « Histoire de la Turquie », en ces termes, hommage à Muhammad, Salut Divin Sur Lui et à Son apostolat : « Jamais un homme ne se proposera volontairement ou involontairement un but plus sublime, puisque ce but était surhumain : saper les superstitions imposées entre le Créateur et la créature, rendre Dieu à l’homme et l’homme à Dieu, restaurer l’idée rationnelle et saine de la divinité dans ce chaos de dieux matériels et figurés, l’idolâtrie. Jamais un homme n’a accompli en moins de temps une si immense et durable révolution dans le monde, puisque moins de deux siècles après sa prédication, l’Islamisme régnait sur les trois Arabie, conquérait à l’unité de Dieu, la Perse, le Khorasan, la Transoxiane, l’Inde occidentale, la Syrie, l’Egypte, tout le Continent de l’Afrique septentrionale, plusieurs îles de la Méditerranée, l’Espagne et une partie de la Gaule. Si la grandeur du dessein, la petitesse des moyens, l’immensité des résultats, sont les trois mesures du génie de l’homme, qui osera comparer humainement un grand homme de l’Histoire moderne à Mahomet … ? Mahomet fût moins qu’un Dieu, plus qu’un homme : un Prophète. ».
Croire en un Dieu Unique et tenir le Messager de l’Islam pour un vrai Prophète, c’est une conversion tacite au dogme coranique, car la conversion à l’Islam n’a rien d’un sacrement ; c’est avant tout un témoignage. On peut donc dire que Lamartine, sans l’avouer publiquement était un Musulman.
Si la connaissance de l’Islam fait des progrès parmi les élites intellectuelles, si des poètes comme Rimbaud (m. en 1891) font profession de foi islamique, les masses populaires restent comme de nos jours d’ailleurs ancrées dans leurs préjugés, hostiles et moqueuses à l’égard de ce qu’elles appellent d’un terme dédaigneux « mahométisme ».
Avec le XXème siècle, cette connaissance objective s’élargit peu à peu, malgré l’hostilité méprisante du colonialisme et la faiblesse des moyens musulmans de défense ou d’information. En dépit de cela et de plusieurs autres handicaps, l’Islam gagne cependant du terrain par lui-même et pour lui-même, car il s’agit d’une Révélation révélée destinée, autant qu’elle achève et complètes les précédentes, à orienter l’humanité entière vers le bien être d’ici-bas et le bonheur dans l’Au-delà, et par conséquent sauvegardée contres les éventuelles déviations de quelques renégats, qui apparaissent ça et là de temps à autre, par le Seigneur qui à cet égard, Se prononce par le Saint Coran en ces termes : « En vérité, c’est Nous qui avons fait descendre le Coran, et c’est Nous qui en sommes Gardiens. » (Sourate dite « Al Hijr » Verset 9), pour lui éviter également de subir les contrefaçons connues par les autres Ecritures célestes.
Ainsi, l’orientalisme si hostile à l’Islam, rectifie parfois son tir jusqu’à nous offrir sur la scène internationale des militants musulmans de valeur intellectuelle inestimable, dévoués à l’Islam, devenus ses chevaliers incontestés, tels par exemple le regretté Maurice Bucaille qui n’a pas hésité dans ses œuvres et notamment dans son livre «le Coran, la Bible et la Science » de montrer l’Islam, comme une Religion qui chante sous tous les toits, outre le dogme de l’Unicité de Dieu, l’intérêt de la Science, de la Recherche d’une manière générale et la place privilégiés qu’elle réserve aux scientifiques, sans omettre de souligner avec ardeur qu’il n’y a guère contradiction entre la foi et la Science, hérésie dont souffrit déjà, l’Eglise du Moyen âge.
D’autres orientalistes font preuve de moins de parti pris. C’est ainsi que le Suédois Tor Andrae, professeur à l’Université d’Uppsala, a pu écrire dans son livre « Mahomet et sa doctrine » : « l’inspiration de Mahomet était authentique… Il est peu vraisemblable, en effet qu’un homme puisse gagner la confiance de ses semblables d’une façon pour ainsi dire illimitée. Muhammad a compris sa vocation avec le plus grand sérieux ; il a senti son cœur tremblé devant le Roi du Jugement dernier ; il a accomplit sa tâche prophétique avec crainte et terreur. »
Cette affirmation est même plus catégorique chez Francesco Gabrieli, un universitaire italien qui écrit : « Quelques points au moins, peuvent être à présent considérés comme acquis. Avant tout, l’absolue sincérité de Mahomet. »
Le regretté savant Godefroy-Demonbynes a, par ailleurs écrit en conclusion d’une longue enquête sur le Prophète de l’Islam, intitulée « Mahomet » : « Il a cru à la Révélation descendue sur les Prophètes d’Israël ; il plaça à leur suite Jésus qui devenait son prédécesseur, chargé d’annoncer son ultime et décisive Mission. La main d’Allah le dirigea dans sa prédication, dans son activité politique, par la fondation d’un Etat et dans la construction logique de sa réforme sociale…On rappelle son intuition d’une volonté du Tout Puissant à ne révéler aux humains par la voie de Ses Prophètes qu’une partie des destins qu’Il leur assigne. Muhammad, ne fût pas un théologien mais ce fut une âme supérieure et une intelligence exceptionnelle. ».
On pourrait remplir tout un livre de citations d’hommes de science, de poètes, d’écrivains, de philosophes et d’artistes en faveur de l’Apôtre de l’Islam. Il existe à l’heure actuelle plus de deux cent quarante traductions du Saint Coran dans les seules langues européennes (y compris l’espéranto) ; les traductions sont innombrables dans les langues d’Asie, d’Océanie, d’Afrique et d’Amérique du Sud et du Nord. Chaque traduction consacre un chapitre plus ou moins long, plus ou moins valable, à son Transmetteur. On y note cependant, une tendance à la sympathie de plus en plus nette.
Ce courant d’idées n’a pas laissé le Christianisme dans une hostilité figée, contre la Religion musulmane. Si Muhammad n’est pas encore réhabilité dans l’estime et la compréhension de son Clergé, du moins les valeurs musulmanes, sont-elles un sujet préoccupant pour les Théologiens catholiques. Le dogme de l’Islam est l’objet de recherches sérieuses, entreprises sous un angle de vue tout nouveau. Un tel revirement d’attitude et d’esprit est du à l’œuvre considérable, à l’autorité et à la notoriété d’éminentes personnalités chrétiennes, éprises de vérité, de tolérance et de fraternité humaines.
Sont à citer, en effet, dans cet ordre d’idées : le Père Don Miguel Asin y Palacios, le Pasteur protestant W.Cantwell Smith, le Pasteur épiscopalien W. Montgomery Watt, le regretté Professeur Louis Massignon etc. Leur probité intellectuelle et leur appréciation des valeurs musulmanes – Massignon comme son ami Charles de Foucauld – sont revenus au Catholicisme au contact de l’Islam, et après étude de son soufisme et de sa liturgie – les ont amenés à scruter, à analyser sans parti pris, la réalité de l’Islam, à encourager les contacts avec les Musulmans et à en dissiper les préventions.
Grâce à leur probité, à leur science, à leur courage et à leur sincérité, la « Muraille de Chine » est sérieusement ébréchée, la tolérance et l’intercompréhension ayant prévalu sur les polémiques stériles. Les vrais Penseurs chrétiens, les Ordres religieux d’hommes et de femmes étudient maintenant avec moins de préjugés, la puissance fécondante de la Religion musulmane, la piété de ses adeptes, la valeur exceptionnelle de la Mission de son Prophète, Salut Divin Sur Lui, en un mot la Spiritualité de l’Islam, les Lumières captivantes de ses horizons, et ils les intègrent, bon gré mal gré, dans leur vision du monde. Néanmoins, le dernier Concile œcuménique de Vatican II (1964) qui a rendu un hommage aussi vibrant qu’inattendu à la piété musulmane n’a pas cru pour autant, devoir dire un mot sur la personnalité de Muhammad, sans doute, pour ne pas trop compromettre l’action missionnaire de l’Eglise en pays musulmans.
Mais, quoi qu’il en soit, on peut dire que dans les milieux chrétiens, le cas de notre Prophète, Salut Divin Sur Lui, n’est plus « liquidé » par une formule commode, une expression injurieuse, toute faite, mais examiné et médité. A Son égard, les opinions reçues n’étant ni loyales, ni payantes, se transforment de jour en jour et l’on constate déjà dans leurs travaux les prémices « d’un charisme d’Ismaël, impliquant une vocation de caractère directif dans un sens atomiste » (Cf. Saint Thomas). De son côté Charles Ledit confirme cette idée dans son livre « Mahomet, Israël et le Christ » en disant : « Puisque la foi d’Ismaël reste ouverte au mystère chrétien, la prophétie de Muhammad ne relèverait-elle point d’une grâce charismatique, orientée comme tout charisme à l’accroissement de l’Eglise ? L’Islam se présente comme une Religion de devenir, comme une salle nuptiale où se tient le festin…L’Islam apparaît sous l’image habituelle d‘une route. L’incroyant s’est égaré. Dieu le ramène vers une voie droite…la direction de Dieu, c’est bien la grâce implorée cinq fois par jour par tout croyant dans sa prière ».
La lecture de ce livre, si plein de méditation, de confrontation sincère et de ferveur raisonnée, est à recommander à tout lecteur de bonne foi, ainsi que des biographies du Prophète plus complètes, plus fouillées et historiquement valables que l’on doit à des Chrétiens aussi fidèles à leur foi, qu’honnêtes envers eux-mêmes et envers le prochain, en particulier, l’ouvrage de l’archimandrite le Père Virgil Gheorghiu.
Un autre livre très appréciable dans cet ordre d’idées, celui du Catholique Emile Dermenghem, « la vie de Mahomet ». Ouvrage de bonne foi, objectif, bien charpenté, écrit par un croyant catholique, assoiffé de spiritualité. Reprenant le même sujet sous un angle différent, il écrit : «Mahomet est à coup sûr un Prophète de la Lignée biblique, lyrique, inspiré, âme ardente, cœur intrépide, avec les grandeurs et les faiblesses humaines…Il a en commun avec Israël, un monothéisme intraitable…Mais il fût surtout au début, beaucoup plus près des Chrétiens, affirmant la Mission de Jésus, Messie, Verbe et Esprit de Dieu, Sa naissance virginale, l’immaculée conception de Marie, insistant sur l’Antéchrist, la Résurrection, le Jugement dernier, la Vie éternelle. »
C’est ce qu’ont reconnu de nombreux savants, philosophes, écrivains, poètes, artistes européens qui se sont convertis à l’Islam depuis Rimbaud jusqu’à Henry de Monfreid, en passant par Pierre Loti, Etienne Dinet, René Guénon et Maurice Bucaille, pour ne citer que les Français. Après avoir vu le Saint Coran Goethe devait dire avant ces célèbres figures : « Si tel est l’Islam, ne sommes-nous pas tous Musulmans ? »
Prophète et Envoyé de Dieu, chargé de prêcher et de transmettre un Message complet, universel et immuable, Muhammad, Salut Divin Sur Lui, prend connaissance des Versets coraniques c’est-à-dire de la Révélation, grâce au phénomène du Wahy, que notre Penseur le regretté Malek Bennabi définit comme « Connaissance spontanée d’un non pensé et même impensable » ou par l’intermédiaire de l’Ange Gabriel qui les Lui dicte, après les avoir reçus du Seigneur, Gloire à Lui Seul.
Le Saint Coran explique ce phénomène dans la Sourate dite de « l’Etoile » (Versets 1 à 11) que voici : « Par l’étoile à son déclin ! Votre compagnon ne s’est pas égaré et n’a pas été induit en erreur. Et Il ne prononce rien sous l’effet de la passion ; ce n’est rien d’autre qu’une Révélation inspirée. Que lui a enseigné [l’Ange Gabriel] à la force prodigieuse, doué de sagacité ; c’est alors qu’il se montra sous sa forme réelle [angélique], alors qu’il se trouvait à l’horizon supérieur. Puis il se rapprocha et descendit encore plus bas, et fut à deux portées d’arc, ou plus près encore. Il révéla à Son serviteur ce qu’Il révéla. Le cœur n’a pas menti en ce qu’il a vu ».
La Révélation qu’il transmet est authentifié par le Saint Coran lui-même à travers ces Versets : « Certes c’est Toi qui reçois le Coran de la part d’un Sage, d’un Savant » (Sourate dite « An-Naml » ou dite « les Fourmis » Verset 6), « C’est une Révélation du Seigneur de l’Univers. Et s’il avait forgé quelques paroles qu’ils Nous avait attribuées, Nous l’aurions saisit de la main droite, ensuite, Nous lui aurions trancher l’aorte. Et nul d’entre vous n’aurait pu lui servir de rempart. » (Sourate dite « El-Hāqqah » ou dite « Celle qui montre la vérité », Versets 43 à47).
Sa conscience d’Oumi, c’est-à-dire d’illettré, est au moment ou la Révélation, feuille blanche sur laquelle s’inscrivent les Parole de Dieu : « Et avant cela, Tu ne récitais aucun Livre et Tu n’en écrivais aucun de Ta main droite. Sinon, ceux qui nient la vérité auraient eu des doutes » (Sourate dite « Al-‘Ankabūt » ou dite « l’Araignée » Verset 48). Stipulent ces Versets.
Et M.A. Draz écrit au sujet du phénomène de la Révélation : « … mais ce qui est remarquables et qui fait un contraste frappant avec les inspirations des poètes et philosophes, c’est qu’il ne s’agit pas d’idées qui jaillissent mais d’audition phonétiques pure. Non seulement les idées ne précèdent pas ici les paroles mais elles même pas concomitantes. Pour le Prophète lui-même, ce phénomène auditif fut quelque peu déconcertant au début. Voulant saisir un discours fugitif qu’Il devait par la suite transmettre intégralement à Son peuple, Il se sentait obligé de se le répéter mot à mot au fur et à mesure de Sa réception. Il n’a cesse d’employer ce procédé que quand il eut reçu l’ordre formel avec la garantie que Dieu le Lui apprendra et le Lui expliqua. « Ne remue pas Ta langue pour hâter Sa récitation. Son rassemblement (dans Ton cœur et Sa fixation dans Ta mémoire) Nous incombe, ainsi que la façon de le réciter. Quand donc Nous le récitons, suis sa récitation. A Nous ensuite incombera Son explication. » (Sourate dite « Al-Qiyāmah » ou dite « la Résurrection » versets 16 à 19).
La Révélation, rendue par le terme de Wahy, n’a donc rien à voir avec l’intuition et nous ne nous attarderons pas devant la critique moderne qui fait appel à la psychologie pour rejeter le trouble dans les esprits. Nous recommanderons seulement la lecture du Saint Coran, même à travers les traductions estimées toutes insuffisantes, pour se rendre compte que celui qui parle, est bien un Etre Transcendant et Souverain, Omniscient et Omnipotent, Absolu et Eternel.
Prophète déjà annoncé par Jésus : « Et quand Jésus fils de Marie dit : « O Enfants d’Israël, Je suis vraiment le Messager d’Allah [Envoyé] à vous Confirmateur de ce qui, dans la Thora, est antérieur à Moi, et annonciateur d’un Messager à venir après Moi, dont le nom sera « Ahmed ». Puis quand celui-ci vint à eux avec les preuves évidentes, ils dirent : « C’est là une magie manifeste » » (Sourate dite « Aş-Şaff » ou dite « le Rang » Verset 6).
Successeur spirituel d’Abraham, l’Apôtre du monothéisme le plus pur, Sa mission est de ramener à sa pureté originelle la Religion de Dieu. « Puis nous t’avons révélé : « Suis la religion d’Abraham qui était voué exclusivement à Allah et n’était point du nombre des associateurs » » (Sourate dite « An-Nahl » ou dite « les Abeilles » verset 123).
Envoyé à l’humanité entière, comme le stipule ce Verset : « Et Nous ne T’avons envoyé qu’en tant qu’annonciateur et avertisseur pour toute l’humanité. Mais la plupart des gens ne savent pas. » (Sourate dite « Saba’ » Verset 28), Il n’est ni ange, ni faiseur de miracles, ni divin, ni possédé : « Dis-[leur] : «Je ne vous dis pas que je détiens les trésors d’Allah, ni que je connais l’inconnaissable, et je ne vous dis pas que je suis un Ange. Je ne fais que suivre ce qui m’est révélé. » Dis : «Est-ce que sont égaux l’aveugle et celui qui voit ? Ne réfléchissez-vous donc pas ? » » (Sourate dite « Al-An’ām » ou dite « les Bestiaux » Verset 50). « Rappelle donc, par la Grâce de Ton Seigneur, Tu n’es ni un devin, ni un possédé. » (Sourate dite « At-Tūr » Verset 29).
Il est sans pouvoir de nuire ou de guider : « Dis : « Je ne possède aucun moyen pour vous faire du mal, ni pour vous mettre sur le chemin droit » » (Sourate dite « Al-Jinn » ou dite « les Djinns » Verset 21). Mais Il est Présence et Miséricorde qui garantit du châtiment, et, est plein de bonté à l’égard des croyants : « Et nous ne t’avons envoyé qu’en Miséricorde pour l’Univers » (Sourate dite « Al-Anbiyā » ou dite « Les Prophètes » Verset 1O7). « Certes, un Messager pris parmi vous, et venu à vous, auquel pèsent lourd les difficultés que vous subissez qui est plein de sollicitude pour vous, qui est compatissant et miséricordieux envers les croyants » (Sourate dite « At-Tawbah » ou dite « le Repentir » Verset 128).
Il apporte la vérité et est lumière et flambeau : « Ô gens ! le Messager vous a apporté la vérité de la part de votre Seigneur… » (Sourate dite « An-Nisā » ou dite « les Femmes » Verset 170). « Ô Prophète ! Nous t’avons envoyé [pour être] témoin, annonciateur, avertisseur, appelant (les gens) à Allah, par Sa permission ; et comme une lampe éclairante. » (Sourate dite « Al-Ahzāb » ou dite « les Coalisés » Verset 45 et 46).
Le Saint Coran précise dans plusieurs Versets éloquents, encore sa mission à savoir :
- Celle d’enseigner le Livre et la Sagesse, de purifier les hommes de leurs péchés
- Celle de prêcher la tolérance et la cœxistence pacifique entre les religions, l’entente et l’équité entre les hommes
- Celle de convaincre et non de contraindre en appelant à la foi
- Celle de communiquer et de suivre ce que lui a été révélé, sans recourir aux miracles qui relèvent uniquement du Seigneur Maître des Mondes, l’Omnipotent,
- Porteur d’un message, il n’a pas à répondre des hommes : « S’ils se détournent, (sache) que Nous ne T’avons pas envoyé pour leur servir de protecteur, mais seulement comme transmetteur.. » (Sourate dite « Al-Mā’idah »ou dite « La Table servie » Verset 99).
- Il n’est pas responsable de leur impiété et de leur ingratitude : « Ne vois Tu pas celui qui a fait de sa passion, sa divinité ? Est-ce à Toi d’être un garant pour lui ?» (Sourate dite « Al-Furqāne » ou dite « le Discernement » Verset 43). « Quiconque suit le droit chemin le fait pour son propre avantage, quiconque s’égare, s’égare uniquement à son détriment. Il ne T’incombe point d’être un répondant pour eux » (Sourate dite Az-Zumar » ou dite « Les Groupes » Verset 41).
Le Saint Coran le présente comme sceau des Prophètes : « Mohammad est le Messager de Dieu et le sceau des prophètes. Dieu connaît toutes choses » (Sourate dite « Al-Ahzāb » ou dite « Les Coalisés » Verset 40). Il rétablit la religion vraie dans toute son authenticité, la débarrasse des falsifications, déformations ou autres fausses interprétations subies, comme le précise ce Verset ainsi formulé : «C’est Lui qui a envoyé Son Messager avec la guidée et la Religion de Vérité, pour la faire triompher sur toute autre Religion. Allah, suffit comme Témoin. » (Sourate dite « Al Fath » ou dite « La Victoire éclatante » Verset 28).
Il est envoyé, non en innovateur, mais en réformateur « Dis : Je ne suis nullement une innovation parmi les Messagers ; et je ne sais guère ce que l’on fera de moi, ni de vous ; je ne fais que suivre ce qui m’est révélé et je ne suis qu’un avertisseur bien clair ». (Sourate dite « Al-Ahqāf » Verset 9).
Tous les Prophètes qui l’ont précédé se sont engagés devant Dieu à croire à Son Message universel, comme que fin de toutes les finalités, et l’annoncer tel que, à leurs fidèles : « Et lorsque Dieu prit l’engagement des Prophètes : « Quelles que soit l’importance du Livre et de la Sagesse que je vois ai donnés, s’il vous vient un messager croyant à ce qui est avec vous, croyez en lui et aidez à sa victoire ». Il dit : « Avez-vous accepté et pris le même engagement (de vos peuples). Ils dirent : « Nous avons accepté ». Il dit « Témoignez-en donc et Je suis avec vous parmi les témoins » (Sourate dite « Al-‘Imrān » Verset 81).
De par ce Verset solennel, chaque Prophète, se doit, par conséquent, de croire au Message de Son successeur, à condition que celui-ci croie à celui qui l’a devancé pour constituer la chaîne de la Révélation qui, pour l’Islam, s’achève à la descente du Saint Coran.
Sa vie est faite de piété, d’efforts constants et de courage, de sincérité, tolérance et de pardon. Oui une piété se traduisant par un total attachement et total abandon à Dieu. Aussi, Ses derniers murmures furent-ils : « Oui, avec le Compagnon le plus Haut ». Le père E. Dermenghem, catholique, écrit dans « La vie de Mohamed » : « Mohamed est à coup sûr un Prophète de la lignée biblique, lyrique, inspiré, âme ardente, cœur intrépide avec les grandeurs et les faiblesses humaines. Efforts et courage, sa vie été une lutte permanente orientée vers l’accomplissement de sa mission. L’itinéraire suivi, sans aucun doute inaccessible à l’humain ordinaire, n’en constitue pas moins un modèle à suivre, le seul digne de l’homme qui a accepté le dépôt de la foi. Jamais homme ne se proposa volontairement ou involontairement un but plus sublime, puisque le but était surhumain : saper les superstitions entrecroisés entre la création et le Créateur, rendre Dieu à l’homme et l’homme à Dieu, l’idée rationnelle et sainte de divinité dans ce chaos de dieux matériels et défigurés par l’idolâtrie. Jamais homme n’entreprit avec de si faibles moyens, une œuvre si démesurée aux forces humaines, puisqu’il n’a eu dans la conception et dans l’exécution d’un si grand dessein, d’autres instruments que lui-même et d’autres auxiliaires qu’une poignée de barbares dans un coin du désert », Lamartine qui ajoute par ailleurs : « Il a remué des autels, des dieux, des religions, des croyances et des âmes ».
Sincérité, tolérance, pardon, conséquences de sa quête constate de Dieu, sont données en exemple à l’humanité. « Personne dans l’histoire n’a pardonné d’avantage, plus vite et plus totalement que Mohamed. Le Prophète de l’Islam a toujours ignoré la vengeance », Le père E. Dermenghem qui ajoute : « nul n’a jamais dépassé Mohamed en tolérance ».
Enfin, ceux qui ont étudié sa vie, quelle que soit leur confession, reconnaissent en lui le sauveur de l’humanité et l’authentique Prophète. Bernard Show, chrétien anglais, écrit à ce sujet : « …J’ai étudié la vie de Mohamed, et à mon avis on devrait l’appeler le sauveur de l’humanité, sans qu’il n’y ait aucune hostilité à l’égard du Christ. Je ne doute pas que s’il avait été donné, à un homme comme lui de gouverner le monde, il aurait réussi à résoudre tous les problèmes qui s’opposent à la paix et au bonheur de l’humanité, lesquels font gravement défaut à notre monde » ; et autres témoignages aussi sincères, véridiques qu’impartiales, qu’on ne peut énumérer à propos de la personnalité de Muhammad, Salut Divin Sur Lui, auquel le Seigneur, Gloire à Lui Seul, s’adresse avec amour et égard en Lui disant : « Nūn Par la Plume et ce qu’ils écrivent ! Tu n’es pas par la Grâce de Ton Seigneur, un possédé. Et il aura pour Toi, certes, une récompense guère interrompue. Et Tu es certes, d’une moralité imminente. » (Sourate dite « Al-Qalam » ou dite « La Plume » Versets 1 à 4).
La personne du Prophète Salut Divin Sur Lui, et Sa conduite sont données en exemple aux hommes de bonne volonté, en quête de perfection et de transcendance : «En effet, vous avez en la personne du Messager d’Allah un excellent modèle (à suivre) pour celui qui aspire à l’agrément d’Allah, au Jour dernier et invoque Allah fréquemment.» (Sourate dite « Al-Ahzāb » ou dite « Les Coalisés » Verset 21). De même, elle n’est guère adorée : l’adoration est réservée à Dieu Seul : « N’adorez que Dieu, Je suis de sa part un avertisseur et un annonciateur de bonnes nouvelles » (Sourate dite « Hūd » Verset 2). Et le Saint Coran précise encore : « Dis : « Je suis en fait un être humain comme vous, seulement, il m’a été révélé que votre Dieu est un Dieu Unique !» (Sourate « Al-Kahf » ou dite « La Caverne » Verset 110).
Exemple final, choisi, orienté, inspiré, aidé par Dieu, Sa Vie et Ses enseignements constituent d’admirables leçons, une voie à suivre, une référence sur le plan éducatif et le Prophète précise bien : « J’ai été suscité génération après génération, depuis la meilleure génération des fils d’Adam, jusqu’à celle dans laquelle je me trouve actuellement ».
En définitive, l’idéologie islamique n’est pas selon une conception erronée, réalisable à une époque historique déterminée, aujourd’hui dépassée.
Les mutations sociologiques n’entraînent nullement la caducité du Saint Coran et du Hadith (Traditions orales et pratiques du Vénéré Prophète) en totalité ou en partie. C’est leur application qui revêt de nouvelles formes sans en changer le fond. En d’autres termes, c’est la nature de l’homme qui a besoin d’un constant redressement et non la Révélation.
C’est d’ailleurs, le sens des Révélations successives. Depuis l’Aurore de l’Humanité, la Religion a été Une, fondée sur la proclamation du Monothéisme avec toutes ses implications. Au cours des âges, l’homme oubliait les données fondamentales et s’en écartait totalement ou partiellement. C’était dans le but de replacer la Religion dans son orbite, que le Patriarche Abraham apparut. A la suite de nouvelles violations qui replongèrent des peuples dans le paganisme, le Prophète Moïse se présenta comme le guide du peuple d’Israël et leur libérateur des tyrannies des Pharaons, pour mettre un terme à la décadence religieuse. Une autre phase se développa avec le Prophète Jésus Christ, dont la Mission ne fût pas d’apporter une nouvelle Loi mais de replacer la société humaine, alors plongée dans les bas fonds du matérialisme sauvage et de la magie ravageante, dans la vraie Voie, celle de la justice, du pardon, ou encore, celle de toutes les valeurs spirituelles.
Une régénération accompagnée d’un enrichissement dans l’optique de l’Unité, s’imposa et fût achevée par le Sceau des Prophètes, Muhammad, Salut Divin sur l’ensemble des Prophètes et Messagers de Dieu depuis Adam, père de l’Humanité. Ainsi la Loi fondamentale ne s’était pas métamorphosée au cours des milliers d’années, mais ce fût plutôt à l’homme qu’il fallait rappeler chaque fois la fonction de la Religion.
Aucun Prophète ne s’est manifesté depuis plus de quatorze siècles. Aucun d’eux n’est attendu, comme le souligne éloquemment le Saint Coran. Par conséquent, le cycle des Révélations est bouclé. L’Islam est à la fois la Religion primordiale et la dernière. En attendant les évènements eschatologiques, inhérents aux fins dernières de l’homme et du monde, il appartiendra à l’homme, dépositaire de la Parole divine, de corriger ses errements, en tenant compte de ce qui est prescrit et des conditions mouvantes de l’Univers.
En outre, le Saint Coran n’est pas la source juridique et religieuse d’un peuple particulier ou d’une race particulière. Il fait appel à tous les hommes qui composent l’Univers comme l’indiquent les nombreuses apostrophes : « Ô hommes ! » et « Ô peuples !».
Les principes de l’Islam étaient si universels qu’ils s’adaptaient à tous les milieux, à travers le monde, et que les musulmans non arabes, furent parmi les meilleurs commentateurs du Saint Coran. Comme il a su tirer profit du milieu proprement arabe, l’Islam exploita le patrimoine culturel de tous les peuples pour donner naissance à l’une des civilisations les plus brillantes, et l’Occident peut aisément en témoigner. Et si aujourd’hui, l’unité politique et économique s’est évanouie dans les nationalismes modernes, il n’en reste pas moins que l’unité idéologique et culturelle confrontée intelligemment aux techniques et aux idées modernes, fera renaître des cendres une nouvelle unité, basée sur une politique qui rivalisera sans complexe et surpassera mêmes les diverses idéologies de nos jours.
Chaque nation a ses particularités. Ces différences ne sauraient empêcher l’ensemble des peuples d’être gouverné par un même Ordre politico-religieux. Les peuples et les nations n’ont pas été divisés pour vivre repliés sur eux-mêmes, complètement indépendants les uns des autres. L’idée maîtresse du Saint Coran est d’édifier un monde diversifié, mais homogène et uni par les mêmes liens d’essence religieuse, animé par le même élan de solidarité et de fraternité et un fort sentiment d’appartenir à une même famille qui ne connaît aucune frontière spirituelle, sentiment capable de transcender la conception étriquée du « nationalisme » coupé en miettes, et d’instaurer l’égalité entre les hommes et les peuples les uns et les autres, à l’effet de se surpasser par leur foi.
En d’autres termes, Dieu qui, après avoir créé les hommes d’une seule race et après les avoir regroupés en une seule entité, les divisa ensuite en familles, en tribus, et en nations. Notre Seigneur, Gloire à Lui Seul, envoya à chaque communauté un Prophète chargé d’inviter les hommes à n’adorer que la Divinité Suprême d’Allah, Maître des Mondes, leur Véritable Créateur et de les appeler tous à une même foi.
A cette constellation de peuples auxquels le Seigneur s’adressa par l’intermédiaire de Ses Messagers, il a été fait appel à leur raison afin qu’ils s’élèvent à une même compréhension de la Loi révélée. « Le pluralisme, écrit, Dermenghen, confirme l’unité ; la diversité est principe d’harmonie, non de confusion. » et le Saint Coran chante sous tous les toits, cet universalisme de l’Islam, porteur de bien être à l’humanité entière : « Ô hommes ! Nous vous avons créé d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous, des nations et des tribus, pour que vous vous entre -connaissiez. Le plus noble d’entre vous, auprès d’Allah, est le plus pieux. Allah, est certes, Omniscient et Grand Connaisseur. » (Sourate dite « Al-hudjurāt » ou dite « Les Appartements » Verset 13).
Enfin, je saurais très reconnaissant, à tout lecteur lucide et rationnellement équilibré et notamment les hautes personnalités de quelque confession qu’elles soient, s’ils voulaient bien sacrifier un tant soit peu, leurs moyens et pouvoirs, chacun en ce qui le concerne, selon ses capacités, là où il se trouve, à l’effet d’édifier tous ensemble, main dans la main, une idéologie des valeurs morales, par le truchement de laquelle, l’Occident d’une manière particulière, rectifiera grâce à une volonté commune, ses visions à l’égard des principes immuables de la démocratie, des droits de l’homme, de la défense des causes justes et nobles, et contribuera efficacement, sans parti pris, à la lutte contre les fléaux contemporains : le vice, la maladie, la misère, le chômage, l’ignorance, et toutes formes d’esclavage et d’exploitation de l’homme par l’homme, sans omettre bien entendu, le respect de l’autre, dans toute sa globalité, par l’encouragement du dialogue serin et sensé comme nous le recommande le Saint Coran : « Et ne discutez que de la meilleure façon avec les Gens du Livre, sauf avec les injustes parmi eux. » (Sourate dite « Al-‘Ankabūt » ou dite de « l’Araignée » Verset 46), pendant qu’il nous interdit formellement de blasphémer, ou de proférer un quelconque sacrilège à l’encontre du sacré des autres confessions, fussent-elles des idoles vénérées, dans la Sourate dite « Al-An’ām » ou dite « Les Bestiaux » Verset 1O8 : « N’injuriez pas ceux qu’ils invoquent en dehors d’Allah, car par agressivité, ils injurieraient par ignorance la Divinité d’Allah. »
Gloire et Louange à Allah Maître des Mondes le Compatissant, le Miséricordieux !
Salut Divin à l’ensemble des Prophètes et Messagers de Dieu depuis Adam à Muhammad , Hommage à tous les militants du devoir et martyrs des causes justes et nobles. !