Allahou Akbar» devise des moudjahidines « Et dis: “Louange à Allah qui ne S’est jamais attribué d’enfant,qui n’a point d’associé en la royauté et qui n’a jamais eu de protecteurde l’humiliation”. Et proclame hautement Sa grandeur.» AL-ISRA (LE VOYAGE NOCTURNE). 111. L’appellation du combattant algérien lors de la révolution de novembre était «moudjahid» et celle du tué «chahid» (martyr). Ce qui l’incitait à rejoindre les rangs de la révolution et faire face à la mort c’était l’amour de la patrie et sa libération des occupants. Il n’avait pas peur de mourir pendant la bataille, parce que mourir pour son pays était une distinction qui allait se transmettre à sa famille et à sa descendance. C’était aussi son sauf-conduit pour le Paradis, où il demeurera avec les vivants auprès de Dieu, joyeux et ravis que ceux qui sont restés derrière eux et ne les ont pas encore rejoints. C’est cela qui le poussait à s’élancer et à faire jaillir du plus profond de son être cette énergie, cette force, ce courage et cette efficacité. Ce combattant, tant qu’il était dans sa révolution et sa lutte, une foi immense le reliait à son Créateur, Exalté soit-Il. A chaque pas qu’il faisait, il priait Dieu de lui accorder la victoire ou le martyr. C’est ce qui faisait palpiter son cœur et envahissait son être d’espérance et de chaleur, ce qui le transformait en une source gigantesque de foi, de fermeté et de détermination. Mais alors que son cœur palpitait, sa langue s’exprimait et l’expression du moudjahid algérien était «Allahou Akbar ». Cette expression qui sortait de son cœur palpitant, aucune rhétorique ne peut dévoiler ses secrets, sa profondeur et ses subtilités. Cette expression qui, si la vie s’assombrissait, si les portes et les fenêtres s’obstruaient et si tous les recours s’avéraient vains ; quand le cœur palpite et la langue la prononce, les voies de l’espoir et de l’espérance s’ouvrent, l’obscurité se dissipe, et des brises fraiches viennent caresser le cœur et le revivifient. C’est cette expression «Allahou Akbar» Dont feu Ahmad Hasan al-Zayyat, disait: «Une expression qui a englobé le secret de la foi, le secret du djihad et le secret du sacrifice. C’est pour avoir englobé tous ces secrets qu’elle a été un pilier fondamental de la prière. C’est par elle que le prieur se connecte à Dieu. Puis il la répète au moment de s’incliner et de se prosterner. Au moment de se lever et de s’asseoir. Puis elle devenue le slogan enthousiaste du moudjahid au moment de l’assaut ; La victoire grandit, alors, en lui et le danger s’amenuise à ses yeux. A maintes reprises ce slogan «Allahou Akbar» a été la clé de la victoire ; et quand le secours de Dieu et la victoire viennent, ce puissant slogan se transforme en hymne national que les moudjahidines proclament dans toutes les mosquées et les prieurs chaque fête de l’aïd. C’est Allahou Akbar et louange à Allah.» Durant sa guerre de libération, le combattant algérien répétait cette expression à chaque fois qu’il entendait que les moudjahidines ont gagné une bataille et ont écrit une nouvelle page dans l’histoire de l’héroïsme. Il la répétait à chaque fois qu’il voyait les forces françaises rassembler leurs armes destructrices, ce qui les rendait faibles, sans moyens ni puissance devant la puissance d’Allah. Il n’y a pas de quoi s’étonner de quelqu’un qui est convaincu qu’Allahou Akbar peut se transformer en une force qui ne peut être vaincue, quand elle sort du plus profond de l’être. Parce que Dieu est plus grand (Allahou Akbar) que n’importe quel «grand ». Il est plus de celui qui croit en Lui que n’importe quel proche. Feu le professeur Farid Wagdy avait des paroles précieuses au sujet d’ «Allahou Akbar », il disait: «Qui croit que «Dieu est Grand» ne peut se soumettre à l’humiliation, se plier à la servitude ou se ramollir devant l’oppresseur. Qui croit que Dieu est Grand ne craint l’oppression des ennemis, ne s’intimide pas devant l’horreur des évènements et ne tremble pas devant une catastrophe aussi grande soit-elle. Qui croit que Dieu est Grand, ne magnifie pas les grands, n’élève pas les haut-placés et ne faiblit pas devant les orgueilleux. » Le moudjahid algérien a pu affronter les puissantes forces coloniales grâce ce qu’a placé en lui le principe d’ «Allahou Akbar» de par sa glorification de Dieu Seul. Hormis Lui, tout est petit et minime quel qu’il soit. C’est pourquoi il a eu la victoire au final. Louange à Dieu ! L’aversion pour le combat « Le combat vous a été prescrit alors qu’il vous est dés agréable.Or, il se peut que vous ayez de l’aversion pour une chose alors qu’elle vous est un bien. Et il se peut que vous aimiez une chose alors qu’elle vous est mauvaise. C’est Allah qui sait, alors que vous ne savez pas.» Al-BAQARAH (LA VACHE). 216. Le combat a été prescrit aux croyants alors qu’il est dur à supporter. Mais il est la voie vers le succès et le progrès. L’ennemi qui te veut du mal et qui cherche à occuper ta terre et avoir la main mise sur les richesses de ton pays ; si seul le combattre peut le dissuader ou le repousser, le combattre devient une obligation, même si cela et dur et détestable à l’âme. Le médicament peut être amer mais si la guérison du malade en est tributaire, il faut le prendre. Il en est de même pour l’acquisition du savoir, elle est pénible et fatigante. Elle peut même être source de danger pour qui serait dans l’obligation de se déplacer pour l’avoir. Mais s’il faut passer par tout cela pour l’acquérir, tout passe. Se rapprocher de Dieu Le Très Haut ne peut se faire que par Son obéissance, l’éloignement des plaisirs et le fait de ne pas suivre ses passions. Dans tout cela il y a un combat et une pénibilité. Mais tout cela n’est rien à côté de l’agrément de Dieu et du bonheur dans l’au-delà. A